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Philosophie
La philosophie bouddhique de Nichiren Daishonin (1222-1282)
insiste sur le caractère sacré de la vie humaine
et sur la paix, qui en est le corollaire.
L’histoire a démontré que la vie humaine
est capable du pire et du meilleur. Le 20e siècle
a été dominé par une culture de guerre qui
a menacé la survie de l’humanité et celle
de la planète. En ce 21e siècle, nous
devrions donc d’abord et avant tout tâcher de créer
une culture de paix. Puisque tant la guerre que la paix prennent
naissance dans le cœur de l’homme, c’est assurément
sur lui que nous devrions concentrer nos efforts.
Ainsi, l’avènement d’une paix durable dépendra
de la capacité de chaque être humain de défier
et de surmonter les pulsions destructrices inhérentes à
la vie. Le bouddhisme situe ces pulsions génératrices
d’intolérance et de violence dans ce qu’il
appelle l’ « obscurité fondamentale »
de la vie.
La philosophie et la pratique du bouddhisme de Nichiren visent
habiliter l’individu à découvrir « l’illumination
» ou la « boddhéité », qui est
la nature essentielle de toute vie et qui existe au plus profond
de la conscience humaine. Cet éveil a pour effet de faire
apparaître une énergie unique et positive qui s’exprime
dans une vision, une sagesse et une compassion profondes ou, en
d’autres mots, dans l’accomplissement du potentiel
humain.
Le monde pacifique vers lequel tend la SGI est fondé sur
un processus d’auto-réforme qu’elle nomme «
révolution humaine ». Cette démarche, qui
commence chez l’individu pour ensuite rayonner dans sa famille
et parmi son entourage, entraîne une revitalisation de la
société.
Activités pour la paix
La célébration du caractère sacré
de la vie et l’établissement de la paix dans le monde
pourraient être considérés comme la mission
originelle de la religion dans la société. Déjà,
dans les années 1950, Josei Toda, deuxième président
de la Soka Gakkai, utilisait le terme « famille planétaire
» pour exprimer sa vision de l’unité humaine.
Depuis, l’un des aspects essentiels des efforts de paix
de la SGI a consisté à encourager les gens à
prendre conscience de leurs responsabilités en tant que
citoyens du monde tout en chérissant sainement leur milieu
et leur pays.
Chaque année depuis 1983, le président de la SGI,
Daisaku Ikeda, présente des propositions pour la paix,
le désarmement et la réforme des Nations Unies (ONU).
En qualité d’organisation non gouvernementale (ONG)
de l’ONU, la SGI coopère avec ses agences pour promouvoir
le désarmement, les droits humains et les secours humanitaires.
La SGI parraine la diffusion internationale de diverses expositions
dont le but est de sensibiliser le grand public aux questions
de paix. La SGI du Canada, en collaboration avec les Nations Unies,
l’UNESCO, d’importantes universités canadiennes
et divers paliers de gouvernement, a présenté plusieurs
expositions publiques, dont :
- « Les armes nucléaires, une menace sur notre
monde »;
- « Ce monde que j’aime : exposition de dessins
d’enfants du monde »;
- « Vers un siècle d’humanité : survol
des droits de l’Homme dans le monde d’aujourd’hui
».
Échanges culturels
La promotion d’activités et d’échanges
culturels à l’échelle internationale fait
intégralement partie des activités de la SGI. Ces
échanges font appel aux vérités universelles
qu’expriment toutes les traditions culturelles. La prise
de conscience de ces points communs permet de passer de la simple
tolérance à la compréhension et à
la valorisation des différences. Cette démarche
est en prise directe avec la philosophie bouddhique, qui célèbre
la diversité et le caractère unique de chaque personne
et de chaque culture.
Activités éducatives
Une éducation ouverte et humaniste sera essentielle à
sa réussite. La SGI est engagée dans l’éducation,
et ses activités dans ce domaine partent du principe selon
lequel les études doivent être holistiques et privilégier
une perspective internationale. Les études devraient avoir
pour effet de libérer le potentiel créatif de chaque
étudiant.
L’éducation à une citoyenneté planétaire
– une fusion de l’attachement naturel à son
pays et à sa nation et de la conscience de ses responsabilités
à l’échelle planétaire – est
un thème récurrent des activités éducatives
de la SGI.
Daisaku Ikeda, le président de la SGI, en plus d’avoir
procédé à des dons de livres dans nombre
d’établissements d’enseignement à travers
le monde, a été l’invité de plusieurs
universités, notamment l’UCLA, l’Université
d’État de Moscou, les universités de Beijing,
de Bologne, de Glasgow, l’Institut de France, Harvard etc.
Aperçu du bouddhisme
La philosophie de la SGI prend d’abord racine dans les
enseignements de Shakyamuni, personnage historique que l’on
reconnaît en général comme « le Bouddha
». Ce dernier a vécu en Inde autour de 500 av J.-C.
Après avoir atteint l’illumination au terme d’une
quête spirituelle longue et ardue, Shakyamuni (aussi appelé
Gautama) en vint à être désigné comme
le Bouddha, ou « l’éveillé ».
Les enseignements qu’il a prodigués pendant les 50
dernières années de sa vie ont été
colligés et constituent les écrits bouddhiques,
ou sûtras. La vie et les enseignements de Shakyamuni ont
révélé une nouvelle dimension du potentiel
humain et proposé une réponse aux questions éternelles
sur la vie et la mort.
Shakyamuni était maître dans l’art d’insuffler
espoir, courage et sagesse. Cette capacité remarquable
émanait de sa bienveillance profonde et de son désir
de sauver les personnes désespérées et en
détresse.
Les premiers enseignements de Shakyamuni visaient à libérer
les gens de leurs souffrances en les éveillant à
l’impermanence de tous les phénomènes. Il
enseignait que les souffrances provenaient de l’attachement
à des phénomènes changeants que le passage
du temps - dans la vie présente - détruirait ou
rendrait futiles. Son enseignement ultime est le Sûtra du
Lotus, dans lequel il termine son explication de la vie en révélant
la vérité innée et universelle appelée
« nature de bouddha » (le principe ou la loi de l’univers).
Lorsque notre nature de bouddha émerge de notre conscience,
nous sommes en mesure de manifester une sagesse infinie et une
force vitale puissante et d’agir avec une compassion sans
limite. Au lieu de se concentrer sur l’impermanence de la
vie, le Sûtra du Lotus révèle donc la vérité
ultime, la nature de bouddha inhérente à toute vie.
C’est un enseignement qui enrichit notre vie quotidienne
et qui entraîne l’approfondissement de toutes nos
relations, que ce soit avec nos frères humains, notre société
ou notre planète. Le Sûtra du Lotus affirme que toutes
les personnes, sans distinction aucune, peuvent atteindre l’illumination
et que, grâce à la pratique bouddhique, toutes les
souffrances peuvent ouvrir la voie à un état de
bonheur inébranlable.
L’apport de Nichiren
Nichiren Daishonin (1222-1282) a révélé
que Nam Myoho Renge Kyo était la vérité
suprême que Shakyamuni avait évoquée dans
le Sûtra du Lotus. Nichiren a cristallisé Nam
Myoho Renge Kyo - l’essence de ses enseignements - sous
la forme d’un mandala (parchemin portant des inscriptions
relatives aux différents états de vie) appelé
Gohonzon.
« Gohonzon » signifie littéralement
« objet de dévotion », mais il faut y voir
un miroir du potentiel le plus élevé de chaque personne
plutôt qu’un objet externe ou détaché
de la vie. La récitation rythmique de Nam Myoho Renge
Kyo devant le Gohonzon est la principale pratique quotidienne.
L’œuvre de Nichiren est révolutionnaire, car
elle permet enfin aux gens ordinaires de mettre en pratique, dans
leur vie de tous les jours, les enseignements les plus profonds
du bouddhisme. Nichiren a développé une pratique
qui permet aux individus d’avoir directement accès
au niveau le plus profond de la conscience humaine et de transformer
leur destinée, le cœur même de leur vie. Il
en résulte une condition de vie de bonheur absolu et une
existence en parfaite harmonie avec le rythme du cosmos.
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