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Le bouddhisme Mahayana
Contrairement aux enseignements qui visent essentiellement le
salut personnel, la tradition du Mahayana, dans laquelle s’inscrit
le bouddhisme de Nichiren, met l’accent sur la pratique
du bodhisattva comme moyen de réaliser l’illumination
et d’aider les autres à le faire.
La vie monastique
Après la mort de Shakyamuni, l’ordre bouddhique connaît
plusieurs schismes. Ces derniers donnent naissance à une
vingtaine d’écoles qui, toutes, développent
leur propre interprétation des sûtras. Avec le temps,
les moines de ces écoles tendent à s’éloigner
progressivement de la communauté des laïques pour
se consacrer à la pratique des préceptes monastiques
et à la rédaction de traités doctrinaux.
Le bouddhisme pour tous
Au début du premier siècle de notre ère,
apparaît un nouveau groupe de bouddhistes qui, insatisfait
de ce qu’il interprète comme de la suffisance et
de l’élitisme monastique de la part des anciennes
écoles, vise le salut de tous. Ils donnent à leur
école le nom de Mahayana (grand véhicule), c’est-à-dire
l’enseignement qui peut conduire tous les humains à
l’illumination. Ils critiquent les premières écoles
traditionnelles qui ne prônent que la poursuite du salut
personnel et le qualifie d’Hinayana, ou véhicule
mineur. C’est la naissance du bouddhisme Mahayana, un mouvement
réformateur cherchant à restaurer l’esprit
original du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus compte parmi les
sûtras les plus connus du Mahayana.
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